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8 mars 2009 7 08 /03 /mars /2009 20:44
 J'ai rencontré le Renouveau charismatique, en fin de l'année  de 1998 à ABIDJAN en Cote d'ivoire. Ce dont je veux témoigner, c'est ce que j'ai vu : l'imprévisible, l'irruption de Dieu dans ma vie ».

L'assemblée: un peuple de louange
Il y avait là 2000 è 4000 personnes, rassemblées lors de ce qu'on appelle traditionnellement dans les milieux catholiques en Cote d'ivoire "la nuit de l'evangile" qui consiste en une veillée de louange, d'adoration et de prière qui se tient généralement vers la fin de l'année. Et de cette
assemblée, c'était comme une houle de
louange qui s'élevait vers le Seigneur. La prière
jaillissait de partout. Quand elle semblait
s'arrêter d'un côté, elle repartait de l'autre. Il y
avait des chants (nouveau pour moi, mais qui
me semblaient beaux, et dont le texte était
souvent très proche de l'Ecriture). J'étais avec ma petite soeur et ce spectacle était une curiosité pour  nous. Il y avait de
nombreuses interventions personnelles. Les uns
apportaient un témoignage. D'autres
exprimaient tout haut la prière qui était dans
leur coeur. D'autres lisaient un texte de la
Bible. D'autres lançaient un chant, qui était
repris par l'assemblée (avant même que les
« novices » aient eu le temps d'en trouver la
page dans le livret).
Le chant en langues
Parfois quelqu'un se levait et chantait un texte
de l'Ecriture (un psaume par exemple) sur un
air qu'il improvisait, étant aussi accompagné
en sourdine par cent autres qui chantaient
bouche fermée. Parfois c'est le texte même
qui était improvisé en même temps que la
musique. Certaines fois quelqu'un chantait
« en langues » (une suite de sons inintelligibles).
D'autres fois c'était toute l'assemblée qui
chantait en langues.Mais tout celà était étonnement bien organisé. Cela partait d'un point,
ou même de plusiers points en même temps,
et cela gagnait toute l'assistance comme une
espèce de murmure harmonieux qui naissait,
s'enflait, se modulait, s'enrichissait de riches
vocalises, puis s'éteignait de façon très douce.
A priori, quand cinquante ou cent personnes
se mettent à chanter n'importe quoi, sur
n'importe quel air, on pourrait s'attendre à une
cacophonie épouvantable. Je dois dire que
c'est arrivé quelquefois, mais bien rarement.
Le plus souvent ces chants étaient d'une
pureté et d'une beauté presque indicible. Ils
avaient le don d'induire dans l'âme un état de
paix, de joie et de prière. Et presque toujours,
ils étaient suivis d'un moment de silence d'une
qualité remarquable.Je garde encore en moi le souvenir de ces moments qui ont définitivement marqué ma foi.
La louange spontanée:
Après un chant, un moment de louange spontanée
pouvait naître, tout seul pour ainsi dire.
Tout le monde se mettait à louer le Seigneur à
haute voix. Et c'était alors un bruissement ou
même un fracas, un peu analogue à celui des
vagues de la mer. Une mer travaillée et
soulevée par l'attraction du soleil (ici le soleil
qui soulevait l'assemblée, c'était le Seigneur).
Des vagues successives de louange se
formaient, grossissaient, déferlaient, suivies de
nouvelles vagues. L'ensemble était indistinct.
J'entendais simplement ce que disaient mes
voisins (Merci Seigneur, Gloire à Toi, Tu es
grand, Tu es saint, Tu es mon espérance, Tu es
ma vie, sois le Seigneur de mon coeur, Tu es
mon Sauveur, glorifie ton nom parmi nous, ou
simplement: Jésus, Jésus, Jésus..., Jésus
Seigneur, Jésus Sauveur, etc.).
Ces mots très simples m'édifiaient beaucoup :
j'admirais la foi de ces frères, une foi capable
de s'exprimer sans respect humain, sans fausse
honte, sans crainte du ridicule, devant tout le
monde, alors que moi je restais bouche
cousue et muet comme une carpe (mais aussi
muet d'admiration). Il arrivait à l'assemblée
d'applaudir. Elle applaudissait le Seigneur.
Quand les mots faisaient défaut, alors c'était
la louange des mains qui prenait le relais de la
louange des lèvres. Dans tous les cas, c'était la
louange du coeur.
Un fil conducteur cependant
Cette description bien pauvre pourrait donner
l'idée d'une prière brouillonne et désordonnée.
Certes rien n'était préparé ni prévu à l'avance.
Et pourtant la plupart du temps tout
s'enchaînait et se répondait d'une façon
étonnante, comme si tout avait été
soigneusement programmé dans les moindres
détails. Souvent, à la fin, un regard attentif
pouvait discerner quelque chose comme un fil
conducteur. En tous cas, il y avait au moins
des « séquences » qui pouvaient apparaître
aux plus distraits et qui frappaient souvent les
nouveaux.
Par exemple, quelqu'un lit un texte de l'Ecriture.
Un autre déclare: « Je confirme, j'avais le
même texte (ou un texte parallèle) ». Cela
était reçu alors comme une volonté du Seigneur,
et la prière pendant un moment au
moins, se conformait, dans les chants et dans
les interventions, au thème du texte qui avait
été lu.
Autre exemple: quelqu'un demande au Seigneur
de le convertir. Aussitôt un autre, à
l'autre bout de l'assemblée, lit un texte qui
justement porte sur la conversion et qui paraît
exactement répondre à la prière du premier.
Le texte à son tour amène un chant en
rapport avec ce qui précède et ainsi de suite.
Quand un témoignage est donné d'une merveille
de Dieu, alors il est suivi d'un chant
d'action de grâces (Nous Te rendons grâces
pour tant de merveilles, nous Te bénissons pour
tant de tendresse...).
Des gens qui s'impliquent dans la prière
Un texte de guérison vient d'être lu. Il contient
la phrase de Jésus: « Que veux-tu que je fasse
pour toi ? » Alors successivement des assistants
réagissent comme si cette question leur était
posée h i c e t n u n c par le Seigneur en
personne; et ils expriment successivement leur
prière: « Seigneur, fais que je voie: donne-moi
la lumière... Seigneur, libère-moi de mon
mauvais caractère, de ma peur, de mon ressentiment,
de l'alcool, de la sexualité... » J'ai
entendu bien des fois des prières de ce genre,
qui supposent chez celui qui les fait beaucoup
de foi et d'humilité, et aussi beaucoup de
confiance dans les frères. Chaque fois, j'ai été
édifié. Et je n'ai jamais vu un sourire, ni un
regard indiscret. J'ai toujours senti au
contraire, dans l'assemblée, une immense
compassion, une compassion qui se garde de
jug e r , e t  q u i s e   f a i t   s u p p l i c a t i o n   e t
intercession). Ces prières successives étaient,
du reste, souvent entrecoupées de chants
appropriés :
- Guéris-le (la) Seigneur, guéris-le...
- Il vient nous libérer, Jésus-Christ, Il vient
pour nous sauver, Jésus-Christ...
- Ne crains pas, ne crains pas: je t'ai racheté
; ne crains pas, ne crains pas, je
suis avec toi,
- etc...
Des paroles qui transpercent le coeur
Beaucoup d'autres (ça m'est arrivé) pouvaient
recevoir en plein coeur une parole (une
« prophétie », un chant, un texte) comme si
elle leur était personnellement adressée, et en
être bouleversés. Parfois certains le disaient : «
Cette parole est pour moi » et ils expliquaient
pourquoi. Cela donnait pour un temps une
orientation à la prière, qui se faisait, par
exemple, prière d'intercession. Ce qui me
paraissait nouveau ici, c'est que l'intercession
était encore louange et action de grâces, ou,
en tout cas, imprégnée de louange. On
remerciait le Seigneur à l'avance pour toutes
les grâces qu'Il allait donner, pour tout ce qu'Il
allait faire (ce dont on ne doutait pas). De fait,
ces prières étaient souvent exaucées. On en
recevait le témoignage quelques jours ou
quelques semaines plus tard.
Des témoignages...
- « Telle personne, pour qui on a longuement
prié; est maintenant guérie ».
- « J'étais alcoolique: j'ai demandé la prière
des frères, et maintenant je suis délivré de
cet esclavage et je ne suis plus un ivrogne
».
- « J'avais sans cesse des idées de suicide,
alors un jour j'ai vraiment crié vers le
Seigneur et depuis ce moment-là, les
idées de suicide m 'ont quittée complètement ».
d'ailleurs j'ai assisté à ce jour plus de 300 séances d'enseignements réligieux et à plusieurs recollections et j'ai "vu " les merveilles de Dieu!

J'ai aussi connu cette période ou  les plaisirs et les joies
de l'existence deviennent ternes, voire
dérisoires, par rapport à la joie de Dieu.
L'assemblée de prière m'offrait un « spectacle
» (le mot sans doute n'est pas très propre) qui
me procurait une émotion plus forte que tous
les spectacles que j'avais pu voir (théâtre,
cinéma Ou autre) (quel spectacle répété
aurait pu m'émouvoir aux larmes, des années
d u r a n t ? ) . Avant, j'étais plutôt un «
intellectuel » : je me complaisais dans les
idée; dans le rationnel. A u Renouveau , tout
s'inversait: les enseignements étaient si passionnant! . Je voulaisplus parler avec Dieu et écouter ce qu'il avait à me dire que  d'écouter un discours sur Dieu; voir Dieu
non en Lui-même certes, mais dans ses
oeuvres (qui sont encore Lui-même).
Aujourd'hui de l'eau a coulé sous les ponts, mais la petite lumière que l'ESPRIT a allumé en moi ne s'est point éteinte; elle a faiblit parfois, a pris plus d'intensité d'autres fois; mais reste fidèle a celui qui l'a appelé et qui fait par elle tant de merveille.

PAIX ET JOIX.
AMEN

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Published by ARIEL Ondoua - dans RELIGION
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commentaires

Arlette 09/03/2009 21:02

Tout simplement...touchant...

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