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20 mars 2009 5 20 /03 /mars /2009 23:58

Généralement quand on parle de l'afrique, on pense au sous développement, au détournement de fonds, à la corruption, parfois à une forte population d'analphabètes.Ces propos peuvent faire rire, pourtant ce sont des préjugés qui ont de fortes racines chez bon nombre de nos comtemporains. Pourtant au delà de ce sombre tableau de préjugés certains tentent de faire la différence et  c'est ce qui est le plus louable.Ces exemples sont à suivre, et s'il font peu de bruit, c'est un devoir d'honneteté que nous nous devons de faire connaitre les efforts des fils de l'afrique à travers le globe. C'est dans cette optique  que je propose ici un homme exceptionnel qui fait aujourd'hui la fierté de l'afrique; c'est une double fierté pour moi d'abord parce que c'est un camerounais comme moi; ensuite c'est un pratiquant de wu shu.Bref, un exemple pour la jeunesse africaine.Il s'agit de DOMINIQUE SAATENANG.

Qui est -il?

 

 

 

Dominique Saatenang montre ses médailles. WANG XIANG

Dominique Saatenang est un jeune camerounais amoureux du wushu. Il vit actuellement en France (possède  la nationalité française depuis le début de l'année 2010) et descend régulièrement en CHINE qui est devenu pour lui une nation d'adoption; Il va de soit que notre artiste martial parle  couramment le mandarin et a de très bonne relation avec les autorités chinoises du wu shu.

Son rêve était à l'époque  d’acquérir la maîtrise du véritable wushu chinois, et de retourner l’enseigner en Afrique.

Le wushu est une part essentielle du kungfu chinois, que l’on pourrait comparer aux plus connus taekwondo sud-coréen et karaté japonais. « La Chine n’a jamais fourni d’efforts pour le populariser en dehors de ses frontières, regrette le jeune homme. Ils sont peu nombreux à connaître ses avantages. Pourtant, d’après moi, le wushu vaut bien plus que le taekwondo ou le karaté. »

Saatenang a étudié  à l’université des Sports de Beijing (BSU). Au cours de l’année 2006, il a participé à toute une série de compétitions et a remporté de nombreuses médailles. Parmi ses principales réalisations, un premier prix en armes Taiji au 4e Festival international de wushu de Hongkong, mais aussi des récompenses dans des compétitions de figures de Taijiquan ou de maniement de la lance Qiangshu. Et cela, après moins d’un an d’étude en Chine.

La poursuite d’un rêve

Il y a quinze ans de cela, alors qu’il n’était que collégien, Saatenang découvrait le wushu au travers des films d’art martiaux. Très vite, il adule les maîtres que sont Bruce Lee, Jet Li ou Jackie Chan. Son père le soutient : c’est lui qui trouvera cette école au Cameroun, où un professeur camerounais enseigne lui-même ce qu’il a appris en Chine.

Puis Saatenang se rend au Gabon, où il créé en 1999 la première école de wushu puis, l’année suivante, la fédération de wushu du pays. « Les Africains montrent un grand intérêt pour le wushu, explique-t-il, mais ils ont peu d’occasions de se rendre vraiment en Chine. Ils me demandent souvent en quoi consiste cet art, et j’ai envie de leur montrer son véritable esprit. » L’école rencontre très vite un grand succès et les inscriptions se multiplient. « Les gens m’appellent ‘le troisième Li’, sourit-il, en référence aux deux héros, Bruce Lee et Jet Li. »

Des bases solides

En juin 2005, Saatenang laisse son école entre les mains de son meilleur élève, et part enfin pour la Chine. « Je continue à lui envoyer des instructions par email, et aussi des DVDs de wushu lorsque j’en trouve, pour qu’il puisse les diffuser à l’école. »

Dominique Saatenang pratique le Taijiquan. WANG XIANG

À son arrivée en Chine, sa première étape est bien entendu le temple Shaolin du Henan, où il passe un mois entier. « Ils ont trouvé que j’avais d’excellentes bases et m’ont conseillé d’aller poursuivre l’étude du wushu à Beijing. » Aidé par l’ambassade du Cameroun en Chine, il parvient alors à s’inscrire pour un cursus de deux ans à la BSU. Mais comme il n’y a pas de bourses scolaires pour le wushu, il est obligé de se prendre en charge lui-même ; tous ses biens vont y passer, y compris sa voiture. « Mais je ne me plains pas : mon rêve était d’étudier à Beijing, et j’ai trouvé ici de très bons professeurs. »

Puis, en novembre dernier, à Shanghai, il passe avec brio le concours pour devenir juge international. « Je suis désormais un arbitre de wushu certifié, s’exclame-t-il avec fierté. Je peux officier dans des compétitions ! » Afin qu’il puisse passer l’examen, le ministre des Affaires étrangères du Cameroun, Laurent Esso, en visite à Beijing pour le sommet du FOCAC, l’aidera à acheter le billet d’avion.

« Je suis aujourd’hui diplômé de la BSU, précise Saatenang. Mais je ne peux pas pour autant affirmer que j’ai fini d’étudier le wushu : c’est une discipline tellement vaste, tellement riche, qu’il est impossible de jamais vraiment la maîtriser. »

Actuellement, il travaille auprès de la fédération française de wushu, et garde bon espoir quant à son futur de professeur en Afrique, malgré les difficultés et certaines divergences d'opinion avec la fédération de wu shu de son pays. En Chine, explique-t-il, le wushu peut être enseigné comme une matière à part entière, mais en Afrique il faut trouver un créneau le soir après le travail.

Les adeptes du wushu ne feront jamais fortune grâce à leur activité, mais ils entretiennent et façonnent à la fois leur corps et leur esprit. Contrairement aux autres arts martiaux, n’importe qui peut le pratiquer, indépendamment de son âge ou de sa santé. Les personnes âgées, qui ne se déplacent pas très vite, peuvent se tourner vers le Taijiquan, et les plus costauds vers le Changquan. Quant à ceux qui ont des problèmes aux jambes et ne peuvent pas sauter, il leur reste le Nanquan, qui repose sur un centre de gravité plus bas. Enfin, le wushu peut aussi servir de technique de défense. « En ce sens, conclut Saatenang, il est bien plus complet que le taekwondo et le karaté. Le wushu est très difficile à comprendre, mais une fois que vous l’avez compris, vous pouvez comprendre n’importe quoi. »

Sateenang est actuellement conseiller technique apuprès de la fédération française de wu shu; membre d'honneur du temple de shaolin; juge international de wu shu.Il a crée une association de wu shu au cameroun qui fonctionne comme une fédération.Il prépare un documentaire sur sa vie et son oeuvre martiale qui sortira bientot.

Bref, un vrai chinois à la peau noir!!!!! Il n'est pas sans nous rappeler un certain LUC BENDZA du gabon qui s'est fait un nom au pays du soleil levant.

BRAVO VAS DE L'AVANT, L'afrique est fiert de toi!!!!

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Published by ARIEL Ondoua - dans SPORT
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