Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
10 avril 2009 5 10 /04 /avril /2009 19:00
Discours d'investitude du désormais 44e Président.   

  • Nous le savons, nous traversons en ce moment une crise. Notre pays est en guerre contre un réseau étendu prônant la violence et la haine. Notre économie est gravement affaiblie, en raison de l'avidité et de l'irresponsabilité de certains, mais aussi parce que nous n'avons pas su collectivement faire les choix difficiles pour préparer le pays à une nouvelle ère. Certains ont perdu leur maison, des emplois ont été supprimés, des entreprises ont fermé leurs portes. Nos soins de santé sont trop coûteux; nos écoles ne répondent pas aux besoins de beaucoup trop de jeunes; et nous avons la preuve, tous les jours, que la manière dont nous consommons l'énergie renforce nos adversaires et menace notre planète. Ce sont là les indicateurs de la crise, qui se traduisent par des données et des statistiques. Moins mesurables, mais non moins profondes, sont la perte de confiance que vit notre pays et la peur que le déclin des États-Unis soit inévitable et que la prochaine génération doive réduire ses attentes. Aujourd'hui, je vous dis que les défis auxquels nous faisons face sont réels. Ils sont sérieux et ils sont multiples. Ils ne seront résolus ni facilement ni rapidement. Mais sachez ceci: nous les relèverons.
  • Tout en réaffirmant la grandeur de notre pays, nous comprenons que la grandeur n'est jamais acquise. Elle doit être méritée. Nous n'avons jamais pris de raccourcis et nous ne nous sommes jamais contentés de peu lors de notre parcours. Les personnes sensibles, ceux qui préféraient les loisirs au travail ou ceux qui ne recherchaient que les plaisirs de la richesse et de la gloire n'y avaient pas leur place. Ce sont plutôt ceux qui prenaient des risques, qui préféraient l'action, qui accomplissaient des choses - certains reconnus, mais d'autres qui travaillaient le plus souvent dans l'ombre - qui nous ont transportés le long de ce long chemin accidenté jusqu'à la prospérité et la liberté. Pour nous, ils ont transporté leurs maigres possessions et ont traversé des océans à la recherche d'une nouvelle vie.

    Pour nous, ils ont travaillé dans des ateliers où la main-d'oeuvre était exploitée et ont colonisé l'Ouest, ils ont enduré les coups de fouet et ont retourné la terre. Pour nous, ils se sont battus et sont morts, dans des lieux comme Concord, Gettysbrug, la Normandie ou Khe Sahn. Encore et toujours, ces hommes et ces femmes ont peiné, se sont sacrifiés et ont travaillé jusqu'à ce que leurs mains soient rugueuses afin que nous puissions vivre une vie meilleure. Ils concevaient les États-Unis comme plus grands que la somme des ambitions individuelles; plus grands que les différences sur l'origine, la richesse ou les factions. C'est le parcours que nous poursuivons aujourd'hui.
  • Là où notre regard se tourne, il y a du travail à faire. L'état de notre économie a besoin de mesures rapides et audacieuses, et nous agirons. Non seulement pour créer des emplois, mais aussi pour établir une nouvelle base pour la croissance. Nous bâtirons des routes et des ponts, des réseaux électriques et des lignes numériques qui nourriront le commerce et nous uniront. Nous donnerons à la science la place qui lui revient et nous utiliserons les merveilles de la technologie pour améliorer les qualités des soins de santé et diminuer ses coûts. Nous exploiterons le soleil, le vent et le sol pour faire fonctionner nos automobiles et nos manufactures. Et nous transformerons nos écoles, nos collèges et nos universités pour répondre aux exigences d'une nouvelle époque. Nous pouvons faire tout cela. Et nous le ferons. Certains s'interrogent sur l'ampleur de nos ambitions, avancent que notre système ne peut tolérer trop de plans d'envergure. Leur mémoire fait défaut. Parce qu'ils ont oublié ce que ce pays a déjà fait, ce que des hommes et des femmes libres peuvent accomplir quand ils joignent leur imagination à un but commun et la nécessité au courage.
  • En ce qui concerne notre défense commune, nous rejetons le fait de devoir choisir entre notre sécurité et nos idéaux. Les Pères fondateurs, devant des périls que nous pouvons à peine imaginer, ont écrit une charte garantissant la prédominance du droit et les droits de l'homme, une charte qui s'est étendue grâce au travail des générations. Ces idéaux éclairent toujours le monde, et nous ne les abandonnerons pas par opportunisme. Alors, à tous les autres peuples et aux autres gouvernements qui nous regardent aujourd'hui, des plus grandes capitales jusqu'au petit village où mon père est né, je dis: sachez que les États-Unis sont les amis de toutes les nations et de tous les hommes, femmes et enfants qui sont à la recherche d'un avenir fait de paix, de dignité, et que nous sommes prêts à diriger une fois de plus. Rappelez-vous que les générations précédentes ont affronté le fascisme et le communisme non seulement avec des missiles et des chars, mais avec des alliances robustes et des convictions tenaces. Elles ont compris que la seule puissance ne peut pas nous protéger et qu'elle ne nous permet pas d'agir selon notre bon vouloir. Elles ont compris que notre puissance ne croît que si nous l'exerçons avec prudence. Notre sécurité dérive de la justesse de notre cause, de la force de notre exemple, de l'humilité et de la retenue. Nous sommes les gardiens de cet héritage.

Partager cet article

Repost 0
Published by ARIEL Ondoua - dans ACTUALITE
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : Le blog de ARIEL Ondoua
  • Le blog de ARIEL Ondoua
  • : LIEU DE CREATION, de spontaneité et de liberté.
  • Contact

Recherche

Liens