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15 mars 2009 7 15 /03 /mars /2009 15:05
Les légendes nous apprennent beaucoup sur notre monde; parce qu'elles sont des histoires qui ont été écrites ou qui se racontent pour nous édifier.Parmi toutes les légendes, celle de NARCISSE me semble etre un exemple fascinant sur l'amour et ses paradoxes.
Je vous invite à revisiter l'histoire.


Narcisse


Un fort beau jeune homme
Le fleuve béotien Céphise, et la nymphe Léiriopé eurent un fils qu’ils nommèrent Narcisse (Narkissos). Un oracle du devin Tirésias, ayant annoncé que l’enfant vivrait vieux s’il ne prenait pas connaissance de lui, Narcisse fut élevé dans l’ignorance de son image.
À seize ans, Narcisse, qui était d’une grande beauté, fut désiré par nombre de jeunes filles et de jeunes hommes, mais il restait insensible à l’amour. La nymphe Écho en mourut à l’exception de sa voix qui répercute toujours les sons et les paroles à travers les forêts.



Un étrange amour
Une des victimes de Narcisse formula le vœu qu’à son tour Narcisse aime, mais qu’il ne puisse jamais posséder l’objet de son amour. Némésis, la déesse de la vengeance, exauça ce vœu.
Un jour de grande chaleur, Narcisse, fatigué par la chasse, vint s’étendre près d’une source dans un endroit reculé de la forêt, là même où la nymphe Écho s’était réfugiée. Tandis qu’il tentait de se désaltérer, Narcisse découvrit dans l’eau l’image d’un visage inconnu. Séduit par la beauté de l’inconnu, il en tomba éperdument amoureux.

Une passion fatale
Désormais insensible au monde, Narcisse fut d’abord plongé dans le ravissement. Puis l’amour se fit cruel puisque les « deux amants », malgré leur désir mutuel, ne pouvaient se rejoindre. C’est alors que Narcisse comprit qu’il brûlait d’amour pour sa propre image. Consumé par son impossible amour, il dépérit peu à peu et mourut sous les yeux de la nymphe Écho, réclamant seulement de ne jamais cesser de contempler ce qu’il ne pouvait posséder.
Ses sœurs les Naïades et les Dryades le pleurèrent. Or, au moment d’accomplir les rites funéraires, le corps de Narcisse avait disparu. À la place où reposait sa dépouille, une fleur jaune safran dont le cœur était entouré de feuilles blanches, avait pris naissance, ho narkissos, le narcisse. [Ovide, les Métamorphoses, III. 339-510].


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Published by ARIEL Ondoua - dans MEDITATION
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13 mars 2009 5 13 /03 /mars /2009 19:27

Un guerrier est en permanence engagé dans une “lutte-de-vie-ou-de-mort” pour la Paix. Un guerrier vraiment éveillé apprend comment percevoir avec justesse l’activité de l’univers et comment transformer les techniques martiales en véhicules de pureté, de bonté, et de beauté."Cette pensée du fondateur de l'aikido révèle la grandeur et la noblesse de cette merveille qu'est l'aikido.
"Je ne suis jamais vaincu, de quelque manière que l'ennemi puisse attaquer. Ce n'est pas parce que ma technique est plus rapide que celle de l'ennemi. Ce n'est pas une question de vitesse. Le combat est fini avant qu'il ne soit commencé."
Je pense que c'est en cela que réside le secret de l'aikido; mon maitre disait que l'aikido était un art martial plus interne qu'externe, je dois avouer que j'avais du mal à le comprendre à l'époque.
 "La Voie du Guerrier est d'arrêter les troubles avant qu'ils ne commencent. Elle consiste à vaincre les adversaires spirituellement, en leur faisant réaliser la folie de leur action. La Voie du Guerrier est d'établir l'Harmonie."En cela je pense que tout le monde peut apprendre l'aikido; du moins son esprit.







Maintenez toujours votre esprit aussi lumineux et clair que le vaste ciel, le grand océan, la crête la plus élevée, vide de toute pensée. Ceux qui sont possédés par rien possèdent tout.
Si vous ne vous reliez pas au vide vrai, vous ne pouvez pas comprendre l'Art de la Paix. Devenez vide et laissez ce qui est divin fonctionner.
L'Art de la Paix est médecine pour un monde malade. Dès que vous vous intéressez à ce qui est “bien” et ce qui est “mal” chez les autres, vous créez une ouverture dans votre cœur, ce qui donne la possiblilité au vice d’y entrer. Tester, entrer en concurrence, et critiquer autrui vous affaiblissent et vous défont. Il y a du mauvais et du désordre dans le monde parce que les hommes ont oublié que toutes les choses émanent d'une seule source.
L’amour ne combat pas. L'amour n'a pas d'ennemi. Se faire un ennemi, de quoi que ce soit, vouloir le combattre, cela n'est plus le Coeur Divin. Les hommes qui ne suivent pas ce principe ne peuvent pas s'harmoniser avec l'Univers. Il n’y a pas de conflit dans l’Art de la Paix. Comme il est non-résistance, il est victorieux depuis le début. Il ne s'agit pas de corriger les autres, mais de corriger son propre coeur, c'est cela l'Art de la Paix. Gagner veut dire gagner sur l’esprit conflictuel que nous logeons à l’intérieur de nous-même.






   


L'Art de la Paix est une célébration de la liaison du ciel, de la terre, et de l’humanité. TENCHI NAGE exprime bien cette idée;Toute la création proclame la vie et le message ne dit pas autre chose; la force de la vie pénètre tout et sa force est illimitée.
Je retire personnellement beaucoup de joie dans ma pratique de l'aikido; chauque séance d'aikido est une occasion de re-création; et comme le dit mon sensei ABDELLAZIZ:"Je reçoit beaucoup à chaque séance et c'est tout ça qui me recharge". ça me rapelle justement une citation de MORIHEI qui disait:."Si vous en comprenez les principes, vous serez heureux d'être vivant, et remercierez chaque jour avec joie".



 


 
  

Jaillissez vers l’avant de la Terre immense.
Roulez comme des grandes vagues.
Tenez vous debout comme un arbre.
Asseyez-vous comme un rocher.
Utiliser l’Unique pour frapper le Tout.




Il y a deux sortes de ki, le ki ordinaire et le vrai ki.Le ki ordinaire est lourd et grossier, le vrai ki est lumineux et léger. Pour bien pratiquer, vous devez vous dégager du ki ordinaire et imprégner vos organes de vrai ki. C’est la base de techniques puissantes. Les techniques se servent de quatre qualités qui reflètent la nature de notre monde. Selon la situation, vous devez être: dur comme le diamant, flexible comme le saule, fluide comme l’eau, ou aussi vide que l’espace.



  
    





Ne regardez pas les yeux de votre opposant, ou il accrochera votre esprit. Ne regardez pas son sabre, ou votre ki sera perturbé. Ne regardez pas du tout le partenaire. L’essence de la pratique est d’aspirer complètement votre partenaire. Si votre cœur est assez vaste pour envelopper vos adversaires, vous pourrez voir à travers eux et éviter leurs attaques. Avancez vraiment à l’intérieur, fusionnez complètement avec, et contrôlez fermement l'attaque. En les enveloppant, vous serez capable de les guider sur le chemin que vous indique le ciel et la terre.




Le secret de l'Art de la Paix est de s'harmoniser avec le mouvement de l'univers, de vous mettre en accord avec l'univers même. Celui qui a acquis le secret de l'Art de la Paix a l'univers en lui-même et peut dire: " Je suis l'univers." Non seulement il enlève l’hostilité de nos cœurs, mais en nous permettant de ne plus faire un ennemi de celui qui apparaît comme tel, il nous guide vers la perfection absolue du moi.
C'est une voie qui suit les principes de la nature, des principes qui doivent être appliqués à la vie quotidienne. Elle doit être pratiqué du moment ou vous vous levez pour accueillir le jour jusqu'au moment ou vous vous retirez pour la nuit. Nourrissez la paix dans votre propre vie et appliquez alors l'Art à tout ce que vous rencontrez. Prenez confiance dans  la Paix, pour intensifier vos multiples pouvoirs. Pacifiez votre environnement, et créez un monde magnifique!
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13 mars 2009 5 13 /03 /mars /2009 18:37

La Force est la matérialisation du Ki, l’arrêt de son écoulement.

L’Esprit est énergie, et véhicule le Ki universel. L’ego, qui recherche constamment la sensation de puissance et de différentiation, aime la contraction musculaire. Il renforce sa soif de puissance et d’efficacité, par la sensation de dominer et de maîtriser. C’est une entrave à la circulation du Ki qui se fait de façon inconsciente. Rendre son esprit clair comme du cristal pour qu’il laisse libre cours au Ki, c’est intervenir sur le subconscient; c'est un travail qui est très développer en tai chi. C’est une refonte de l’individu. Afin que le Ki y circule abondamment, il est nécessaire qu’il soit calme, dénué des fausses interprétations de son ego, et du flot incessant de ses pensées.

Chaque blocage psychique est une entrave pour la circulation du Ki au même titre qu’une articulation raide.

Pour que le corps laisse circuler le Ki, il faut qu’il respecte son principe fondamental naturel qui est la pesanteur. En d’autres termes, le Ki circule dans un corps relaxé, où chacune de ses parties tombe selon son propre poids. Le Ki est véhiculé par l’Esprit, et donne ainsi consistance au corps. En fait il meut le corps. Une personne véhiculant beaucoup de Ki à un corps dynamique et souple. Une personne véhiculant un Ki négatif, a le visage significatif du névrotique destructeur. La pensée, la volonté, la peur, la prétention, la dépression, l’arrogance, la violence meuvent le corps dans un sens déterminé. Le terme mouvoir, ne signifie pas forcément qu’il y ait mouvement. Le corps au repos prend une forme en relation directe avec la qualité de son esprit. (Typologie)

De la façon de travailler le Ki découle la santé. On pourrait comparer l’homme à une batterie de 12 Volts. Si on la charge à outrance en espérant stocker le plus d’énergie possible, elle ne fera toujours que 12 Volts, sans servir bien à grand chose et d’ailleurs en se dégradant. Si au contraire on utilise le courant fournit conjointement à sa charge, comme cela se passe dans un véhicule son utilité et sa durée de vie, sa santé sera maximum. Le principe du Ki est le mouvement. Nul ne peut stocker de l’énergie efficacement puisque sa vie, sa quantité est issue du mouvement. La santé de l’homme est comparable à cette batterie. Elle est proportionnelle à la quantité de Ki circulant. La mort étant non pas l’absence de Ki, mais l’arrêt de sa circulation. La maladie n’en est qu’un affaiblissement.

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13 mars 2009 5 13 /03 /mars /2009 18:06

Le travail spirituel de l'aikido se base sur deux aspects important:la visualisation et la respiration.Effectivement, visualiser constitue l'un des aspects du Ki. La visualisation joue un rôle fondamental, primordial dans l'Aïkido. C'est un acte mental qui va finir par produire à force d'entrainement  des effets physiques. La visualisation fait partie de l'aspect "attention" du Ki." Lorsque l'attention est localisée, arrêtée au poignet, par exemple, la respiration devient superficielle, perturbée... on oublie tout le reste du corps. Maître Ueshiba répétait toujours: "Maru, sankaku, shikaku", soit: "Cercles, triangles, carrés..." ; lors d'un ressent stage d'aikido le sensei  WRISKO nous l'a rapppelé.Si toute l'attention est bloquée au poignet qui vient d'être saisi par l'adversaire, à moins qu'il ne soit faible, il faut mobiliser tous ses efforts musculaires pour se dégager. Si, au contraire, on visualise un grand cercle, comme un arc-en-ciel passant au-dessus de sa propre tête, en expirant par le bout des doigts pour dessiner le cercle visualisé et que, lorsque la main passe verticalement au zénith, on déplace le pied du même côté en arrière tout en continuant de décrire ce cercle, l'adversaire chute en arrière en lâchant le poignet."


Cette visualisation passe par la respiration abdominale. J'ai eu la chance de la travailler dans le taiji et au kung fu. La respiration abdominale, c'est ce que nous nommons en japonais le kokyu. Dans l'apprentissage des arts japonais, il est toujours question de kokyu. Ko, c'est expiration. Kyu est inspiration. La combinaison des deux fait la respiration.Mon maitre disait que  la respiration, le Kokyu, était le secret ultime de l'apprentissage. Il faut pour y accéder de longues années d'efforts soutenus. Au Japon, on dit qu'un maître d'Art martial après qui les chiens aboient n'est pas un bon maître. Le truc, l'astuce, ce n'est pas un morceau de sucre glissé dans la gueule du chien, c'est le Kokyu, la respiration."

J'aime un  aikido   qui accepte de considérer l'être humain dans son ensemble.

"Le Ki, c'est l'amour, c'est la vie. Il appartient à la sagesse du corps. L'Europe a complètement perdu de vue et cette sagesse et ce corps au cours de son évolution.Cette notion nous l'avons encore en AFRIQUE, c'est peut etre ce que les arabes appellent le BARAKA; j'essaye encore de comprendre cette notion.C'est peut etre ce qu'on appelle au cameroun "l'evu". Le Ki, c'est cette unité invisible qui travaille au cours de la vie de l'individu en absorbant ce qui lui est nécessaire et, inversement, au fur et à mesure de ses besoins. Mais il faut ajouter à cela que le Ki précède tout phénomène vital et que le Ki est contagieux. On ne sait pas pourquoi, lorsqu'on se trouve en présence de certaines personnes, on se sent soudain dynamique, heureux, "euphorisé": l'état de leur Ki se transmet.

Le Ki est très fort, intense quand on est jeune. Puis il s'affaiblit avec l'âge.  Quand le Ki disparaît, on est inanimé, on est mort.

Je cherche encore à développer mon KI.

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12 mars 2009 4 12 /03 /mars /2009 02:31
 L’épreuve apparait comme le creuset dans lequel notre désir a besoin d’être purifié pour pouvoir se détacher des choses de ce monde, et se tourner vers les réalités d’en haut dont Dieu veut nous combler.


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8 mars 2009 7 08 /03 /mars /2009 21:44

Que pouvons-nous attendre si nous livrons tout notre être à l’action de l’Esprit Saint ?

Saint Paul nous en donne un aperçu dans la lettre aux Galates 5, 22 : « Le fruit de l’Esprit Saint est charité, joie, paix, longanimité, serviabilité, bonté, confiance dans les autres, douceur, maîtrise de soi : contre de telles choses, il n’y a pas de loi. »

Personne ne peut nous empêcher d’être charitable, bon, patient, doux, confiant, maître de soi, personne ... sinon nous-mêmes. Si nous croyons que c’est impossible, nous ne vivons pas le don qui est en nous : nous le caressons des deux mains pour qu’il ne s’envole pas.

Si nous le vivions dans les petites choses de tous les jours, comme la vie serait changée ! L’Esprit Saint nous est donné pour nous faire vivre les paroles de Jésus. On a trop tendance à les oublier. Jésus a besoin de notre regard pour continuer à annoncer la bonne nouvelle aux pécheurs d’aujourd’hui. Avec le regard de Jésus, on voit les choses autrement; on les voit au-travers de son regard à lui.

Autre regard sur Jésus

Mes yeux vont s’ouvrir à Jésus. Jésus devient quelqu’un de vivant. Je ne le voit plus devant moi, mais il vit en moi, par moi. Il fait partie de ma vie. Ma vie va changer en regardant Jésus vivre et en le prenant pour modèle dans ma propre vie. Jésus nous montre un chemin de vie et nous appelle à le prendre en toute liberté.

Ecriture

L’Esprit Saint va me donner un nouveau goût pour les Ecritures. Il va me donner une nouvelle intelligence pour certains passages de sa Parole, me faire découvrir que la Parole de Dieu est pour moi, aujourd’hui.

La Parole ne doit pas rester au niveau de l’intelligence, mais elle doit descendre dans notre coeur et s’incarner dans notre vie. Nous devons croire à la puissance de la Parole.

Parfois, on reçoit une parole qu’on ne comprend pas. On a tendance à demander une explication à quelqu’un d’autre. Mais il faut la demander au Seigneur lui-même. Lui seul sait pourquoi il nous l’a donnée et il nous donnera la lumière pour qu’elle porte ses fruits dans notre existence.

Regard sur les autres

Le Seigneur va nous apprendre à ne plus voir les autres comme un rival, un concurrent. Je pourrai regarder les autres comme des frères, comme des compagnons d’éternité. Le Seigneur va nous faire découvrir les qualités des autres. Notre regard va devenir un regard positif. Chacun a ses faiblesses. Nous pourrons ainsi excuser les autres.

Nous pourrons voir les pas de cette communion fraternelle dans nos relations quotidiennes, en famille, dans nos milieux de travail.

Regard sur moi

Bien souvent, nous rencontrons des gens qui se détestent, qui n’arrivent pas à s’accepter comme ils sont. Par la force de l’Esprit, je vais pouvoir me recevoir de Dieu comme un cadeau. Le Seigneur nous a conçus avec amour, façonnés dans le creux de sa main. Nous sommes un cadeau pour nous-mêmes, mais aussi pour les autres. Le Seigneur valorise ce qu’il a mis en nous.

Redécouverte de l’Eglise

Ceci est aussi une action manifeste de l’Esprit : l’Esprit Saint ne divise pas, au contraire, il unifie. Il nous donne un nouveau regard sur l’Eglise, sur ses chefs ses prêtres qui sont des hommes comme nous, avec leurs qualités, mais aussi leurs défauts. Il rend nos jugements plus cléments.

L’Esprit Saint nous permet de voir tous les bienfaits de l’Eglise, tout ce que je dois à l’Eglise : ses sacrements, le fait que je suis enfant de Dieu, la messe, le pardon, les grâces personnelles, ... Ma vie sacramentelle va alors pouvoir s’intensifier, principalement le goût pour l’eucharistie et la réconciliation.

Je reçois un regard d’amour sur l’Eglise, tout en reconnaissant que tout n’est pas parfait. Le désir d’unité peut alors naître dans le coeur.

Dans l’Eglise catholique, Marie a une place particulière. Jésus l’a donnée à Jean et Jean l’a prise chez lui. Suite à l’effusion de l’Esprit, je pourrai aussi prendre Marie chez moi et lui redonner sa juste place.

Fortifiés ainsi par l’Esprit, nous pouvons prendre avec courage notre marche quotidienne avec Dieu. Je regarde devant moi le chemin que le Seigneur ouvre pour moi. Pour cela, il faut vraiment nous laisser conduire par l’Esprit dans tout ce que nous faisons. Je dois avoir confiance et me soumettre à la volonté du Père. Jésus nous a montré le chemin en suivant son Père jusqu’au bout. L’Esprit Saint nous aide à prendre ce chemin avec lui.

 
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8 mars 2009 7 08 /03 /mars /2009 20:44
 J'ai rencontré le Renouveau charismatique, en fin de l'année  de 1998 à ABIDJAN en Cote d'ivoire. Ce dont je veux témoigner, c'est ce que j'ai vu : l'imprévisible, l'irruption de Dieu dans ma vie ».

L'assemblée: un peuple de louange
Il y avait là 2000 è 4000 personnes, rassemblées lors de ce qu'on appelle traditionnellement dans les milieux catholiques en Cote d'ivoire "la nuit de l'evangile" qui consiste en une veillée de louange, d'adoration et de prière qui se tient généralement vers la fin de l'année. Et de cette
assemblée, c'était comme une houle de
louange qui s'élevait vers le Seigneur. La prière
jaillissait de partout. Quand elle semblait
s'arrêter d'un côté, elle repartait de l'autre. Il y
avait des chants (nouveau pour moi, mais qui
me semblaient beaux, et dont le texte était
souvent très proche de l'Ecriture). J'étais avec ma petite soeur et ce spectacle était une curiosité pour  nous. Il y avait de
nombreuses interventions personnelles. Les uns
apportaient un témoignage. D'autres
exprimaient tout haut la prière qui était dans
leur coeur. D'autres lisaient un texte de la
Bible. D'autres lançaient un chant, qui était
repris par l'assemblée (avant même que les
« novices » aient eu le temps d'en trouver la
page dans le livret).
Le chant en langues
Parfois quelqu'un se levait et chantait un texte
de l'Ecriture (un psaume par exemple) sur un
air qu'il improvisait, étant aussi accompagné
en sourdine par cent autres qui chantaient
bouche fermée. Parfois c'est le texte même
qui était improvisé en même temps que la
musique. Certaines fois quelqu'un chantait
« en langues » (une suite de sons inintelligibles).
D'autres fois c'était toute l'assemblée qui
chantait en langues.Mais tout celà était étonnement bien organisé. Cela partait d'un point,
ou même de plusiers points en même temps,
et cela gagnait toute l'assistance comme une
espèce de murmure harmonieux qui naissait,
s'enflait, se modulait, s'enrichissait de riches
vocalises, puis s'éteignait de façon très douce.
A priori, quand cinquante ou cent personnes
se mettent à chanter n'importe quoi, sur
n'importe quel air, on pourrait s'attendre à une
cacophonie épouvantable. Je dois dire que
c'est arrivé quelquefois, mais bien rarement.
Le plus souvent ces chants étaient d'une
pureté et d'une beauté presque indicible. Ils
avaient le don d'induire dans l'âme un état de
paix, de joie et de prière. Et presque toujours,
ils étaient suivis d'un moment de silence d'une
qualité remarquable.Je garde encore en moi le souvenir de ces moments qui ont définitivement marqué ma foi.
La louange spontanée:
Après un chant, un moment de louange spontanée
pouvait naître, tout seul pour ainsi dire.
Tout le monde se mettait à louer le Seigneur à
haute voix. Et c'était alors un bruissement ou
même un fracas, un peu analogue à celui des
vagues de la mer. Une mer travaillée et
soulevée par l'attraction du soleil (ici le soleil
qui soulevait l'assemblée, c'était le Seigneur).
Des vagues successives de louange se
formaient, grossissaient, déferlaient, suivies de
nouvelles vagues. L'ensemble était indistinct.
J'entendais simplement ce que disaient mes
voisins (Merci Seigneur, Gloire à Toi, Tu es
grand, Tu es saint, Tu es mon espérance, Tu es
ma vie, sois le Seigneur de mon coeur, Tu es
mon Sauveur, glorifie ton nom parmi nous, ou
simplement: Jésus, Jésus, Jésus..., Jésus
Seigneur, Jésus Sauveur, etc.).
Ces mots très simples m'édifiaient beaucoup :
j'admirais la foi de ces frères, une foi capable
de s'exprimer sans respect humain, sans fausse
honte, sans crainte du ridicule, devant tout le
monde, alors que moi je restais bouche
cousue et muet comme une carpe (mais aussi
muet d'admiration). Il arrivait à l'assemblée
d'applaudir. Elle applaudissait le Seigneur.
Quand les mots faisaient défaut, alors c'était
la louange des mains qui prenait le relais de la
louange des lèvres. Dans tous les cas, c'était la
louange du coeur.
Un fil conducteur cependant
Cette description bien pauvre pourrait donner
l'idée d'une prière brouillonne et désordonnée.
Certes rien n'était préparé ni prévu à l'avance.
Et pourtant la plupart du temps tout
s'enchaînait et se répondait d'une façon
étonnante, comme si tout avait été
soigneusement programmé dans les moindres
détails. Souvent, à la fin, un regard attentif
pouvait discerner quelque chose comme un fil
conducteur. En tous cas, il y avait au moins
des « séquences » qui pouvaient apparaître
aux plus distraits et qui frappaient souvent les
nouveaux.
Par exemple, quelqu'un lit un texte de l'Ecriture.
Un autre déclare: « Je confirme, j'avais le
même texte (ou un texte parallèle) ». Cela
était reçu alors comme une volonté du Seigneur,
et la prière pendant un moment au
moins, se conformait, dans les chants et dans
les interventions, au thème du texte qui avait
été lu.
Autre exemple: quelqu'un demande au Seigneur
de le convertir. Aussitôt un autre, à
l'autre bout de l'assemblée, lit un texte qui
justement porte sur la conversion et qui paraît
exactement répondre à la prière du premier.
Le texte à son tour amène un chant en
rapport avec ce qui précède et ainsi de suite.
Quand un témoignage est donné d'une merveille
de Dieu, alors il est suivi d'un chant
d'action de grâces (Nous Te rendons grâces
pour tant de merveilles, nous Te bénissons pour
tant de tendresse...).
Des gens qui s'impliquent dans la prière
Un texte de guérison vient d'être lu. Il contient
la phrase de Jésus: « Que veux-tu que je fasse
pour toi ? » Alors successivement des assistants
réagissent comme si cette question leur était
posée h i c e t n u n c par le Seigneur en
personne; et ils expriment successivement leur
prière: « Seigneur, fais que je voie: donne-moi
la lumière... Seigneur, libère-moi de mon
mauvais caractère, de ma peur, de mon ressentiment,
de l'alcool, de la sexualité... » J'ai
entendu bien des fois des prières de ce genre,
qui supposent chez celui qui les fait beaucoup
de foi et d'humilité, et aussi beaucoup de
confiance dans les frères. Chaque fois, j'ai été
édifié. Et je n'ai jamais vu un sourire, ni un
regard indiscret. J'ai toujours senti au
contraire, dans l'assemblée, une immense
compassion, une compassion qui se garde de
jug e r , e t  q u i s e   f a i t   s u p p l i c a t i o n   e t
intercession). Ces prières successives étaient,
du reste, souvent entrecoupées de chants
appropriés :
- Guéris-le (la) Seigneur, guéris-le...
- Il vient nous libérer, Jésus-Christ, Il vient
pour nous sauver, Jésus-Christ...
- Ne crains pas, ne crains pas: je t'ai racheté
; ne crains pas, ne crains pas, je
suis avec toi,
- etc...
Des paroles qui transpercent le coeur
Beaucoup d'autres (ça m'est arrivé) pouvaient
recevoir en plein coeur une parole (une
« prophétie », un chant, un texte) comme si
elle leur était personnellement adressée, et en
être bouleversés. Parfois certains le disaient : «
Cette parole est pour moi » et ils expliquaient
pourquoi. Cela donnait pour un temps une
orientation à la prière, qui se faisait, par
exemple, prière d'intercession. Ce qui me
paraissait nouveau ici, c'est que l'intercession
était encore louange et action de grâces, ou,
en tout cas, imprégnée de louange. On
remerciait le Seigneur à l'avance pour toutes
les grâces qu'Il allait donner, pour tout ce qu'Il
allait faire (ce dont on ne doutait pas). De fait,
ces prières étaient souvent exaucées. On en
recevait le témoignage quelques jours ou
quelques semaines plus tard.
Des témoignages...
- « Telle personne, pour qui on a longuement
prié; est maintenant guérie ».
- « J'étais alcoolique: j'ai demandé la prière
des frères, et maintenant je suis délivré de
cet esclavage et je ne suis plus un ivrogne
».
- « J'avais sans cesse des idées de suicide,
alors un jour j'ai vraiment crié vers le
Seigneur et depuis ce moment-là, les
idées de suicide m 'ont quittée complètement ».
d'ailleurs j'ai assisté à ce jour plus de 300 séances d'enseignements réligieux et à plusieurs recollections et j'ai "vu " les merveilles de Dieu!

J'ai aussi connu cette période ou  les plaisirs et les joies
de l'existence deviennent ternes, voire
dérisoires, par rapport à la joie de Dieu.
L'assemblée de prière m'offrait un « spectacle
» (le mot sans doute n'est pas très propre) qui
me procurait une émotion plus forte que tous
les spectacles que j'avais pu voir (théâtre,
cinéma Ou autre) (quel spectacle répété
aurait pu m'émouvoir aux larmes, des années
d u r a n t ? ) . Avant, j'étais plutôt un «
intellectuel » : je me complaisais dans les
idée; dans le rationnel. A u Renouveau , tout
s'inversait: les enseignements étaient si passionnant! . Je voulaisplus parler avec Dieu et écouter ce qu'il avait à me dire que  d'écouter un discours sur Dieu; voir Dieu
non en Lui-même certes, mais dans ses
oeuvres (qui sont encore Lui-même).
Aujourd'hui de l'eau a coulé sous les ponts, mais la petite lumière que l'ESPRIT a allumé en moi ne s'est point éteinte; elle a faiblit parfois, a pris plus d'intensité d'autres fois; mais reste fidèle a celui qui l'a appelé et qui fait par elle tant de merveille.

PAIX ET JOIX.
AMEN

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Published by ARIEL Ondoua - dans RELIGION
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8 mars 2009 7 08 /03 /mars /2009 19:55

Il existe une nouvelle façon de vivre le catholicisme aujourd'hui Lqui touche des millions de chrétiens catholiques dans le monde. Ce Renouveau de l'Esprit plonge ses racines dans l'événement de la Pentecôte. Au Cénacle, les apôtres, Marie et quelques femmes en prière reçurent le feu de l'Esprit et leur vie en fût toute renouvelée. La Pentecôte n'est pas qu'un événement passé car l'Esprit continue à se donner à l'Église et aux chrétiens qui Le demandent et L'accueillent. C'est cette ouverture à l'esprit, reçu déjà au baptême et à la confirmation, que de nombreux catholiques  revivent aujourd'hui.


Les catholiques vivent sans conteste un renouvellement profond et souvent visible de la vie de prière; nombreux sont ceux et celles qui y ont retrouvé ou trouvé le chemin de la prière, cette source inépuisable de réconfort et de bienfait.J'en fait moi meme parti; et beaucoup sont souvent étonné d'apprendre que je suis chrétien catholique et très fiert de l'etre.


Le Renouveau et l'Eglise


Parti, en 1967, d'une expérience très forte d'un groupe de professeurs et d'étudiants catholiques de l'Université Dusquene à Pittsburgh, impressionnés par ce que vivaient certains protestants, ce courant s'est rapidement répandu à travers le monde. On estime à des centaines de millions le nombre de chrétiens touchés par ce courant qui traverse avec force les diverses Églises chrétiennes. Le Renouveau est de ce fait une grâce oecuménique.


Très rapidement au début des années 70, le Renouveau a été reconnu par l'Église catholique comme une grâce pour notre temps. Le pape Paul VI dans son message au Renouveau charismatique à Rome à la Pentecôte 1975 a dit de celui-ci "qu'il est une chance pour l'Église et pour le monde".


En Belgique, les évêques ont désigné des prêtres et des responsables pour accompagner les groupes et communautés du Renouveau qui font partie intégrante de l'Église catholique.

Il existe également des groupes protestants du Renouveau et quelques groupes où catholiques et protestants prient ensemble en vue de construire, sous la mouvance de l'Esprit Saint, l'unité entre les Églises.

 

Où trouver le Renouveau catholique?


Le Renouveau n'est pas une réalité cachée. Il vit et se développe à travers le monde entier. Plus de 300 groupes de prière, 200 francophones et 100 néerlandophones, et plusieurs communautés vivent dans l'esprit du Renouveau.


Les groupes de prière sont ouverts à tous et se réunissent généralement une fois par semaine. Laïcs, religieux(euses), prêtres, jeunes et vieux s'y côtoient dans un esprit très fraternel; dans la tradition apostolique et sous la mouvance de l'Esprit. Chacun est libre d'y venir, une fois de temps en temps ou plus régulièrement.


Des communautés nouvelles ont vu le jour où des chrétiens de tout âge et de toute situation vivent un partage et une vie fraternelle plus poussée pouvant aller jusqu'à l'adhésion à une charte de vie commune et à une habitation commune.




Régulièrement des retraites et récollections sont organisées par le Renouveau un peu partout dans le monde.



Comment se présente une assemblée de prière du Renouveau ?


La spiritualité charismatique est vécu un peu différemment des autres assemblées de prière traditionnelles.


La prière y est très vivante, très spontanée. Chacun peut s'exprimer dans un climat d'ouverture et de respect mutuel. Lors de ma première rencontre avec le Renouveau charismatique(il y'a 10ans),je été frappé par l'atmosphère détendue, chaleureuse, joyeuse et simple qui y règnait.


Réunis dans la foi en cette parole de l'Évangile: "Là où deux ou trois sont réunis en mon nom, Je suis au milieu d'eux", ces groupes vivent :


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un temps de louange par la prière et par le chant

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un temps d'écoute de la Parole de Dieu afin de s'en pénétrer et de pouvoir en vivre au quotidien

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un temps d'enseignement ou de partage sur les merveilles du Seigneur

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un temps d'intercession pour les intentions nombreuses qui leur sont confiées.


Quels fruits en recueillent ces chrétiens ?

Outre le renouvellement de la vie de prière.. celui qui participe à ces groupes fait progressivement plusieurs découvertes:

bullet il découvre petit à petit combien Dieu est vivant et agissant dans la vie quotidienne
bullet il découvre l'Amour de Dieu
bullet il devient un chrétien plus joyeux à la foi plus vivante
bullet il découvre que la vie chrétienne va bien au delà d'un ensemble de principes et de règles
bullet il découvre la lecture de la Bible et la force de la Parole de Dieu qui peut changer l'existence
bullet il découvre la valeur et la force des Sacrements, en particulier l'Eucharistie et la Réconciliation
bullet il fait l'expérience de la communion fraternelle
bullet il découvre ou redécouvre l'Église
bullet il devient peu à peu lui-même témoin de la Bonne Nouvelle.

En réalité outre la vie spirituelle, c'est tout l'être qui se transforme et apprend, sous le regard du Seigneur, à poser un nouveau regard sur lui-même et sur les autres. Il y fait l'expérience d'une nouvelle liberté et se laisse de plus en plus conduire par l'Esprit du Seigneur, que ce soit dans sa vie familiale, professionnelle, paroissiale ou sociale.

J'ai écrit cet article parce que j'ai eu une discussion hier avec un camarade qui me rappelait qu'il était catholique et chrétien et qu'il "ne croyait pas à toutes ces conneries!!!".Naturellement comme nombre de catholique aujourd'hui il a reçut ses sacrements de l'initiation comme de simples formalités.Ceci est une honte! Et il faut bien que les gens sachent ce que le christianisme n'est pas!

Avant toute chose, le christianisme est un engagement, mieux c'est un défi! Celui qui n'a pas en lui cette conviction et qui rejette un seul iota des articles du credo doit reintéroger son appartenance au christianisme! Ensuite, il faut bien savoir qu'il existe une nouvelle race de catholique qui ne veulent plus seulement se dire "enfant de catho"; mais ont décidé de vivre leur foi malgré les contradictions et les diffficultés du chemin. Il existe une nouvelle race de Catholiques qui ont décidé de remettre les préceptes evangéliques à la lumière du jour, d'avoir pour celle maitre Jesus Christ et d'etre porteur de la présence de Dieu dans tous les milieux:JE FAIS PARTI DE CETTE RACE ET J'EN SUIS FIERT!!!

 

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8 mars 2009 7 08 /03 /mars /2009 02:04
Cette année m'a permi de mieux méditer sur le mécanisme de la pensée d'exclusion , de rejet, c’est-à-dire de haine. Si nous sommes plus attentifs, nous serons sans doute surpris de découvrir à quel point nous sommes habités par ce genre de pensées et de sentiments hostiles - le plus souvent à notre insu.La tunisie m'a bien donné l'occasion de 'expérimenter. Reconnaissons-le : la différence fait peur, qu’elle soit religieuse, raciale, politique ou culturelle ; et devant la peur, le réflexe spontané est la fuite ou la défense agressive. Or c’est précisément contre ces réflexes qui sont en réalités des aveux d'ignorance criarde que nous devons nous élever.Je suis toujours surpris de trouver des pensées ou actes racistes chez des sportifs de hauts niveaux; notamment des gens qui sont sensés pratiquer des arts martiaux à forte vocation spirituel.Le pire c'est quand ces personnes sont titulaires de" Dan".
Il existe une  filiation universelle de tous les hommes et celle -ci n'est perceptible que pour ceux qui ont assez de clairvoyance pour accepter de faire une lecture critique de leur culture, réligion, ou histoire .
La encore, l'expérience m'a montré que parfois, on ne voit bien qu'avec le coeur.En effet, l' amour est le remède le plus puissant qu'on puisse opposer aux préjugés, au racisme, aux querelles politiques et réligieuses.On me reprochera surement de faire l'apologie d'une philosophie du "peace and love";Non! Ce que je veux ammener les gens à comprendre c'est la facilité avec laquelle les préjugés tombent quand on est amoureux; on perçoit autre chose que la réligion, la couleur de la peau, l'appartenance politique de tel ou telle personnne.
Mais le pire c'est parfois la stupidité de la logique d'exclusion:les magrébin crient racisme devant les français mais pourtant n'hésite pas à se comporter de la meme façon avec leur frère d'afrique noire; les peuples d'afrique noire s'indignent devant celà alors que l'ivoirien se croit supérieur au burkinabè; que le camerounais se croit plus "civilisé" que le nigérien; mieux encore, on se plein de celà alors que dans nos pays subsistent un tribalisme criard.Quelque part, il faut reconnaitre que nous méritons parfois les enfers dans lesquels nous brulons!!!
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Published by ARIEL Ondoua - dans MEDITATION
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8 mars 2009 7 08 /03 /mars /2009 00:45
La vie est une série de Pâques, c'est-à-dire de naissances impliquant le consentement à une mort préalable ; depuis la sortie du sein maternel, jusqu’au dernier soupir, où nous devrons accepter de mourir à notre vie naturelle pour entrer dans la vie de Dieu lui-même. Entre ces extrêmes, deux autres étapes sont fondamentales : le passage de l’enfance à l’adolescence, et celui de l’état adulte à la maturité, c'est-à-dire à la découverte de notre identité véritable.

Or devenir soi-même ne peut se faire qu’au prix d’une mort aux personnages que nous avons endossés pour paraître aux yeux des autres - et des nôtres. Ce passage est particulièrement délicat, car il se fait le plus souvent à l’occasion d’une épreuve, d’un échec, d’une « crise » qui remet en cause ce que nous avions soigneusement mis en place. Mais la nature humaine est ainsi faite.
  Dans le judaisme, pour transmettre la bénédiction divine à sa descendance de génération en génération, Abraham devait laisser vivre son fils ; « à la plénitude des temps », pour que cette bénédiction puisse enfin devenir agissante;dans le christianisme Jésus devait descendre dans notre mort pour y déposer le germe de vie divine, comme un grain de blé doit être enfoui en terre pour pouvoir donner son fruit.
Tous autant que nous sommes, nous subirons notre mort, cette dernière Pâque qui nous introduira dans la définitivité de la vie éternelle.
Un jour ou l’autre, nous serons tous invités à accepter de mourir à ce qu’il y a en nous d’inauthentique, à ce qui fait obstacle à la transmission de la vie. Cette « épreuve » est pour chacun de nous la condition d’accès à notre identité profonde. Certes nous désirons tous nous débarrasser des oripeaux du vieil homme et devenir ce que nous sommes aux yeux de Dieu ; mais sommes-nous prêts à payer le prix ? Nous aimerions bien revêtir notre vêtement de lumière par-dessus nos guenilles, mais le Seigneur a dénoncé clairement la vanité de cette démarche : « personne ne raccommode un vieux vêtement avec une pièce d’étoffe neuve ; à vin nouveau outres neuves » (Mc 2, 21-22). Ce qui signifie que pour entrer dans la vie nouvelle de l’Esprit, il nous faut d’abord accepter de mourir à la vie selon la chair - entendons : renoncer à être les seuls maîtres à bord de notre barque. On comprend que dans de telles conditions, nous hésitions à faire le grand saut : qui aurait le courage de quitter ses vieux repères, ses sécurités si chèrement acquises, sans avoir la moindre certitude sur ce qui l’attend ? Pourtant c’est bien le pas qui un jour ou l’autre nous sera demandé à tous.

ARIEL.O
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Published by ARIEL Ondoua - dans MEDITATION
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