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4 octobre 2009 7 04 /10 /octobre /2009 12:02

Je dois bien l'avouer : je tiens à préciser que je ne suis pas un physicien. Mais le sujet du voyage dans le temps m’intéresse particulièrement ; j'ai un faible pour ce genre d'histoires tordues. Je suis sensible à leurs qualités... comme à leurs défauts.  Tout le monde a au moins une fois dans sa vie commis une erreur irréparable… sur le moment et a cédé à la tentation de faire le vœux de  pouvoir retourner ne serait-ce que quelques secondes plus tôt pour pouvoir modifier le passé et faire en sorte d’arranger le présent. Nous sommes habitués à considérer le temps selon une ligne droite : le temps nous apparaît horizontal, linéaire, s’étendant indéfiniment vers un but (la civilisation, le progrès, le bonheur, la sagesse, la fin du monde…). La linéarité selon laquelle nous voyons l’Histoire introduit un certain déterminisme : en plaçant les évènements à la suite sur une ligne, il devient possible de faire des liens entre eux, de former des relations de cause à effet, bref, de faire de l’histoire une suite logique et d’en dire à posteriori qu’elle était prévisible. Chaque action est à la fois positive et négative,
La linéarité du temps telle qu’elle est ainsi conçue présente deux problèmes : c’est une vision unitaire du temps, et une vision déterministe qui ne laisse pas voir le rôle du choix(pourquoi toujours ce problème ?).
Premièrement, on peut penser que toutes les civilisations appartiendraient à un temps qui aurait un but, auquel toutes les civilisations participeraient. Nous considérons l’humanité comme un ensemble, et son histoire comme un schéma global qui évoluerait  vers le même but, par exemple la Civilisation.
Or, ce sont nos choix qui forment notre histoire, qui ne peut donc être regardée comme une suite logique et déterminée, et le temps devrait laisser la place au choix. Mais comment rendre compte de celui-ci ? Nous pourrions penser à une sorte d’arbre aux ramifications multiples : à chaque choix que nous avons eu à faire (choix déterminant bien sûr, pas le dilemme du déjeuner entre pomme et yaourt. Quoique ? Si le yaourt était avarié, et que la suite du déjeuner, et par là de la vie, était complètement différente selon ? Mais bref), la ligne se scinde en autant de possibilités qu’il y avait. Le choix que nous avons fait prend la suite du chemin, en tenant compte de la bifurcation. Ainsi, notre temps ne serait-il plus linéaire mais un « zigzag » qui laisserait apercevoir ce qui aurait pu être, et qui n’a pas été parce que nous en avons décidé ainsi. Ainsi, dans un sens, à chaque fois que nous faisons un choix, nous créeons une réalité parralèle.
"On ne peut pas s’extraire du temps qui avance. Mais on peut influencer son cours : c’est nous qui déterminons le temps"; dans cette phrase réside toute l'idéologie du pouvoir humain.

De toute façon, quelque soit les principes de la réalité des univers parallèles tels qu’ils découleraient de la théorie des paradoxes du au voyage dans le temps, il faut postuler pour l’idée évidente qu’il existe d’abord un seul univers ou réalité originel ou original, un peu comme un PRIMITIVE, les autres pouvant donc en être les dérivées. C'est un peu comme au cinéma, il existe toujours un seul scénario de base qui va varié selon l'humeur des acteurs et les possibles situationnels.

Pourtant, en un sens (unique), nous voyageons tous dans le temps. Sans que nous ne puissions rien à faire, et c'est peut etre cette idée qui gène;  nous sommes transportés vers le futur au rythme d’une micro-seconde par micro-seconde.

La première mention d’un voyage dans le temps serait le personnage de Merlin l’Enchanteur dans le cycle arthurien des Chevaliers de la Table ronde, qui visitait les temps passés. Les Celtes eux, croyaient en la possibilité de voyager dans le temps et dans un monde parallèle, à partir des tombes, des tertres ou de certains lieux. Mais la problématique du voyage dans le temps est assez liée à celle de l’oracle, qui existait déjà chez les Grecs et pouvait entraîner les mêmes paradoxes.

Chez nous en Afrique, le temps n’est pas un problème et nous avons une perception du temps différentes de celle de l’occident. Peut etre c’est la raison pour laquelle nous avons du mal à entrer dans « l’idéologie du XXIème siècle à l’occidentale. En Afrique ou on a une connaissance plus poussée des mécanismes spirituels et psychologiques de l’homme, on sait qu’il est possible de voyager dans le temps; seulement, le but est différent vu que l’africain ne cherche pas à « changer les évènements ou influencer le futur », mais plutôt à comprendre ces évènements car notre histoire nous affecte toujours de prêt ou de loin. L’Africain pense que le temps a une âme, et entrant dans l’âme du temps on peut soit retourner dans le passé, soit aller dans le futur pour anticiper certains évènements. C’est la raison des voyages initiatiques des traditions de l’IBOKA ou IBOGA que l’on retrouve encore en afrique centrale, ou des traditions de voyage dans les eaux pour les peuples côtiers. De  plus, pour ces peuples, il existe des mondes ou la notion de temps est différente, on pourrait faire une sorte de rapprochement entre le "monde de l'eau" tel que le connaisse les peuples cotiers du Bénin, de la cote d'Ivoire ou du Cameroun et la fameuse légende ou mythe de la "cité d'Avalo" tel que le rapporte l'histoire du roi Arthur.

Assurément, l'Occident a encore a beaucoup apprendre de l'Afrique.

Ailleurs, les physiciens et les philosophes, tout autant que les auteurs de science-fiction, s’intéressent au voyage dans le temps, aux effets théoriques des voyages à la vitesse de la lumière et aux paradoxes logiques qui naîtraient d’un voyage dans le temps.

 

Les paradoxes.

"Un paradoxe est un événement qui va contredire ou rendre impossible l'événement". Dis comme ça, ça veut pas dire grand chose, alors prenons un exemple.

Premier paradoxe : mon propre meurtre !

Ex : Vous avez 20 ans. Vous allez dans le passé et vous vous rencontrez à l'âge de 10 ans. Si vous tuez cet enfant de 10 ans (qui est vous ) alors il y a un paradoxe. En vous tuant à 10 ans, vous n'existez plus dans le futur  à 20 ans et donc votre meurtre à 10 ans n’a pu être perpétré. En fait l'évènement meurtre annule le meurtre lui même. Que se passerait-il si cela arrivait ? Les scientifiques ne le savent pas et affirment que les paradoxes ne peuvent se produire. Les paradoxes n'existant pas, le voyage dans le temps est impossible. (Doc dans le film « retour vers le futur » a sa propre idée sur la question : "Doc : Oh ! Nom de Zeus ! Il se pourrait que Jennifer rentre en contact avec son soi futur ! Les conséquences en seraient catastrophiques !
Marty : Doc Que voulez vous dire ?
Doc : J'entrevois deux possibilités. Primo : Se trouver nez a nez avec elle même plus vieille de trente ans la traumatiserais et elle tomberait dans les pommes. Secundo : Cette rencontre créerais un paradoxe temporel dont l'issue engendrerais une réaction en chaine qui pourrais déchirer le tissu même du continuum espace temps provocant la destruction totale de l'univers ! Hypothèse la plus pessimiste je te l'accorde. Le cataclysme pourrais être plus localisé et affecter uniquement notre galaxie. ")

Deuxième paradoxe : "Paradoxe de l’écrivain" Si au lieu de tuer son grand-père, notre arrivant du futur donne à notre inventeur un livre qui le fera devenir célèbre, l’homme n’ayant jamais rien écrit deviendra célèbre en recopiant ce livre. Il n’aura donc jamais été créé, mais juste recopié! Accepter la possibilité de tels voyages revient à nier la causalité et la cohérence logique. La physique devra élucider ces paradoxes.

Le voyage dans le temps viole la causalité qui exige que toute cause précède l’effet qu’elle engendre. Mais la causalité est imposée par la logique et non par la relativité générale.

Les physiciens n'ont pas eu grand-chose à dire sur le sujet jusqu'au milieu des années 1980, quand Igor Novikov (chercheur à l'Université de Moscou) a utilisé des arguments tirés de la mécanique quantique pour développer le principe dit «de cohérence». L'entropie quantique doit obéir à des lois clairement établies, et Novikov est parvenu à prouver que la probabilité de créer un futur différent en remontant dans le passé était nulle. Pour présenter les choses plus simplement: on ne peut pas changer l'histoire.

LE PRINCIPE DE L’INTELLIGENCE TEMPORELLE :

Selon Kip Thorne, si cette théorie était vraie, «il faudrait que quelque chose me retienne, m'empêche de tuer ma grand-mère ; Cela nous rappelle un peu la fameuse scène de Matrix 1 lorsque Cypher s’apprete à débrancher Neo, il dit a TRINITY : « Si c’est lui l’élu, alors quelque chose va se passer, quelque chose va m’empecher de le débrancher ». C’est un peu le principe de la Deus ex-machina qui pense que l’univers poursuit une histoire qui a sa propre logique, et certaines personne y jouent un rôle clef, voire immuable. Mais quoi? Et comment? La réponse (s'il y en a une) est loin d'être évidente, car elle remet clairement  en cause le libre arbitre humain.» Mais etre libre, n’est-ce pas etre conscient de la longueur de ses chaines ?

La chose est assez facile à supporter lorsqu'on ignore ce que l'avenir nous réserve: nous ne sommes pas libres, mais nous avons l'impression de l'être. Mais si vous savez déjà à quoi votre futur ressemble, inutile d'essayer de le changer: il est déjà écrit. C'est un déterminisme assez effrayant et peu moral!

Que nous reste t-il encore dans ce cas, l’oracle dans le très l’excellent MATRIX 1 nous rappelle : «…tu n’es pas là pour faire un choix, tu l’as déjà fait, tu es là pour comprendre pourquoi tu as fais ce choix ».

 

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Published by ARIEL Ondoua - dans METAPHYSIQUE
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